Serely artiste peintre tribal

La démarche artistique de Serely s’oriente autour de deux axes : le premier est un retour aux outils élémentaires du peintre, le second axe est l’art comme une fenêtre vers un autre monde, imaginaire, qui prend vie dans l’œil du spectateur. Ces deux axes se mêlent dans mes recherches, pour me définir comme étant une “chamane de l’imaginaire”. Alors, quelle est ta démarche artistique Serely ?

Le retour aux outils élémentaires de l’artiste peintre :

Le retour aux outils élémentaires du peintre me semble essentiel. En-dehors de tout intellectualisme, l’art se perçoit à travers nos cinq sens. Je pense que l’acte de créer est un acte fondamental et viscéral de l’humanité, et sa réception est essentielle à la transmission de la culture. Il ne devrait pas avoir besoin de discours pour comprendre une œuvre. Il n’existe pas de manuel d’interprétation des peintures rupestres de Lascaux. Les hommes de l’époque les ont créées avec les outils culturels dont ils disposaient et nous les recevons aujourd’hui avec notre propre sensibilité. Et nous apprenons des choses sur leur culture, mêmes si les informations sont parcellaires, nous sommes immergés par leurs univers sensible lorsqu’on contemple ces peintures. C’est donc dans cette optique que je crée. D’abord, toucher les sens de mes spectateurs, avant de créer du sens.

Quels sont les outils élémentaires du peintre ?

les peintures de Serely earth art
“The Earth”, encres acryliques sur toile 41x33cm par Serely

La matière, tout d’abord. Car la peinture est une matière avant d’être une œuvre. Je travaille cette matière avec passion et respect. Le pigment comme le liant, les différents liants… J’essaie d’exploiter au maximum les caractéristiques de ma peinture, tout en respectant les spécificités de cette dernière afin qu’elle soit la plus durable possible.

La ligne et la tache, ensuite, qui créent des rapports de plein et de vides. Ces rapports engendrent les formes et les couleurs que l’on va interpréter… C’est le symbole. Ce symbole est le lien entre l’artiste et le spectateur. A la fois universel et subjectif, son interprétation est multiple dès lors que l’on sort du cadre culturel dans lequel il a été conçu. Cependant, en créant un procédé élémentaire de peinture, grâce aux fondamentaux, les symboles ne sont pas noyés dans un discours mais évidents pour le spectateur. Cette universalité du procédé à travers la stimulation des sens permet une réappropriation de l’œuvre par le spectateur. Il existe autant d’œuvres que d’interprétations, et chaque spectateur recrée une œuvre unique avec son bagage sensible, émotionnel et culturel dans son esprit.

La fenêtre ouverte vers un monde imaginaire :

“Les Enfers ” – gros plan sur la tour centrale, encre de chine et plume 50x40cm sur Artboard, par Serely

La peinture, sur son format, forme symboliquement un espace coupé du monde réel dans lequel tout est possible. Le spectateur qui la regarde va se projeter dans un monde à part, imaginaire, celui que son esprit et ses codes culturels vont recréer par projection dans sa tête. Ce monde, je le crée comme un auteur qui raconte une histoire. C’est-à-dire comme un cadre défini où l’imagination du spectateur peut s’étendre librement. J’ai été bercée aux romans de Fantasy, de Science-fiction et de Fantastique et par les jeux-vidéos : ma culture personnelle est riche de mondes parallèles, de mondes imaginaires et j’ai envie de faire rêver et voyager mes spectateurs comme ces créateurs ont pu le faire.

Je mets en œuvre mon savoir-faire pratique et mon imagination pour créer une œuvre à disposition du spectateur-lecteur. Par son regard, ses impressions et ses ressentis, il donnera vie à mes œuvres. Il peut évoluer dedans, s’imaginer et se projeter à l’intérieur. Je l’invite au voyage de l’esprit, à laisser gambader son imagination.

Mon Savoir-faire :

Quant à mon savoir-faire, je l’aborde avec une démarche expérimentale. Mon savoir-faire tient autant de l’héritage des anciens, que de l’expérimentation personnelle. Pablo Picasso avait coutume de dire qu’il était un chercheur : ce concept me parle énormément. Mon atelier est autant un lieu de création qu’un laboratoire. Outre l’huile et l’acrylique, je pratique aussi l’aquarelle, la gouache, la tempéra à l’œuf, l’encre de Chine, la plume, le dessin, la gravure, le modelage, la sculpture, la couture, le tressage… Je fabrique aussi mes propres peintures, teste différents liants. Je suis une passionnée de technique, j’aime en parler, j’aime partager.

Loin des artistes qui tiennent secrètes leurs recettes, j’essaie de partager ce savoir-faire. Je suis intimement convaincue que la flamme de l’artiste ne tient pas dans son style, ni dans ses techniques. Mais dans une alchimie de différents facteurs qui est difficile à reproduire. Lorsque l’on traite un sujet qui nous tient à cœur pour transmettre un message fort et vrai véhiculé par une technique solide et maîtrisée, alors l’œuvre porte son ADN d’artiste. La technique n’est qu’un des outils de cette transmission. Le style n’est que la résultante de cet ADN. Ainsi, nous sommes tous les héritiers d’une très longue lignée d’artistes. La seule chose d’originale que nous pouvons transmettre est notre grain de sel particulier.

En conclusion : la démarche artistique de Serely

J’espère que cet article vous aura éclairé sur ma démarche artistique. Peut-être cela vous éclaire-t’il aussi sur le pourquoi du site Ars Artium ?

Sur ce, je vous souhaite bonne peinture à toutes et à tous 🙂

 

Artiste peintre et Chaman d'un monde qui n'existe pas.

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